Témoignage des enfants Roche sur le réseau satanique de notables en marge de l’affaire Alègre

Dans l’affaire Patrice Alègre, le juge Pierre Roche fut accusé d’avoir couvert les agissements du tueur. Président de Chambre à la cour d’appel de Montpellier, Pierre Roche est mort le 22 février 2003 à l’âge de 60 ans dans des circonstances suspectes. Dans ce témoignage explosif publié en 2005, ses enfants relatent les informations que leur père leur aurait confiées peu avant sa mort. Il aurait notamment explicité ses relations avec Dominique Baudis, l’ancien maire de Toulouse incriminé.

Les témoignages des enfants Roche
sur le suicide suspect de leur père,
deux balles dans la tête

Politique de Vie a réalisé courant octobre 2005 l’interview vidéo de Charles et Diane Roche, enfants du magistrat Pierre Roche, décédé en février 2003 peu de temps avant la médiatisation de l’affaire Alègre.

Faisant suite aux précédents entretiens que nous avons eus avec eux (voir nos articles antérieurs : Nouveau rebondissement dans l’affaire Alègre et Dominique Perben face à la mort non élucidée d’un de ses magistrats), c’est tout naturellement que Charles-Louis et Diane Roche ont choisi le site Les Ogres pour rendre publics les aveux concernant l’affaire Alègre recueillis de la bouche même de leur père (Président de Chambre de Cour d’Appel ayant exercé à Toulouse) peu avant la disparition de ce dernier – une disparition que rien ne semble décidément pouvoir élucider malgré tous les efforts qu’ils déploient dans leur quête de Vérité depuis plusieurs années déjà.

Les Ogres: Nous avions déjà évoqué ensemble les multiples corrélations existant entre la mort de votre père et l’affaire Alègre. Mais il semble qu’au-delà de tout ce faisceau de présomptions en général, vous ayez été plus particulièrement amenés à recueillir un témoignage beaucoup plus précis de la bouche même du magistrat en question quelque temps avant son décès. Qu’en est-il ?

Charles-Louis et Diane Roche: S’il est, en effet, vrai que l’on ne peut déjà pas s’empêcher de remarquer, dans un premier temps, un certain nombre de corrélations, à la fois géographiques et temporelles, existant entre la trajectoire et la mort de notre père Pierre Roche d’une part et le dossier Alègre d’autre part, il faut de plus ajouter que le magistrat Roche partageait déjà avec cette sombre affaire un même arrière-plan.
Et cela qu’il s’agisse de ses débuts dans la magistrature directement à Toulouse (ville qu’il connaissait d’autant mieux qu’il y avait précédemment accompli ses études, ainsi que son service militaire) en tant que Substitut du Procureur de 1972 à 1978, à la grande époque de la dynastie Baudis au Capitole ; ou encore de son amitié avec Dominique Baudis, qui avait quasiment le même âge, ainsi qu’avec l’un des magistrats que l’on trouve parmi les autres protagonistes cités dans le dossier de l’affaire. Sans parler, outre le fait qu’il a toujours gardé des liens dans la magistrature toulousaine, des relations qui le liaient à la pègre ainsi qu’au milieu de la nuit en général et de la prostitution en particulier – tant et si bien qu’il finit par se retrouver lui-même, après le divorce d’avec notre mère, contraint d’épouser une prostituée sur un chantage à la photo porno.
Ajoutons à cela que notre père était non seulement un corrompu dans l’exercice de ses fonctions de magistrat (et cela d’ailleurs dès ses débuts toulousains) mais encore un pervers sur le plan personnel, grand amateur de soirées orgiaques entre notables et collectionneur de photos prises sur le vif lors de ces folles soirées. Il était même d’ailleurs allé, relativement récemment, jusqu’à faire « balancer » sur Internet une série de photos porno de sa 2ème femme.
Mais tous ces éléments, qui ne forment certes qu’un faisceau de présomption, toutefois assez caractéristique, ne sont rien à côté des révélations que notre père est venu nous faire avant sa disparition, survenue le 22 Févier 2003, à l’aube de l’affaire Alègre.
Cette disparition subite, qui n’a rien d’un tant soit peu normal, est intervenue dans des circonstances pour le moins obscures et dans un contexte plus que troublant. C’est délibérément que l’on nous a dissimulé la mort de notre père, alors que nous étions sa seule famille ; et son corps a été incinéré en toute hâte, de sorte que nous nous sommes trouvés définitivement placés dans l’impossibilité de faire pratiquer l’autopsie qui s’imposait en pareil cas. L’acte de décès, quant à lui, ne mentionne aucune cause de mort, et c’est là un décès dont les causes restent indéterminées et même indéterminables, y compris plusieurs années après sa survenance ; et cela malgré saisine du Garde des Sceaux Dominique Perben par les 2 enfants du magistrat haut-gradé mort en exercice sur les conditions de cette mort suspecte. En fait, sans même parler d’élucider ladite mort suspecte, il semble que la Justice se refuse à ne serait-ce qu’enquêter à son sujet.

Les Ogres: Avant d’en venir aux révélations opérées par votre père proprement dites, on pourrait d’abord se demander ce qui l’a, selon vous, poussé à venir se confier à vous alors que vos relations pouvaient être qualifiées de « tendues » ?

Charles-Louis et Diane Roche: Quoique nos relations aient été, en effet, on ne peut plus tendues (et pour tout dire carrément conflictuelles puisque ce magistrat n’a jamais cessé d’abuser des pouvoirs qui étaient les siens pour harceler impunément ses 2 enfants ainsi que leur mère depuis plus de 2 décennies), lesdites relations n’ont jamais réellement cessé (c’est que 20 ans de persécutions, ça crée des liens …) et se sont caractérisées, surtout sur la fin, par une certaine ambivalence.
En effet, notre père était un homme pétri de contradictions et qui cultivait le paradoxe ; et c’est pourquoi il lui est arrivé de se rapprocher brusquement sans vergogne de ses têtes de quintaine habituelles pour nous réclamer notre aide à chaque fois où, finalement dépassé par les événements qu’il avait déclenchés, il avait ouvert des portes qu’il ne parvenait plus à refermer. Et dans de telles circonstances, vers qui se tourner à part vers la seule famille qu’il lui reste ? Puisque nous étions, après tout, ses enfants et que, quel qu’ait pu être son comportement à notre égard, cet homme restait notre père. Ainsi en fut-il, par exemple, peu avant son remariage, entièrement causé par un chantage, et ainsi en fut-il aussi, donc, peu avant son décès, lorsqu’il est venu nous trouver pour nous apprendre des choses terribles, que nous lui avions d’ailleurs pas demandé – et que nous préférerions peut-être ignorer à tout jamais, même s’il ne nous a pas vraiment laissé le choix.
D’autre part, il apparaît que le fait de ne pas garder ces secrets pour lui seul et de les répandre de la sorte, quoiqu’assez modestement, lui donnait l’impression de ménager ses arrières et de se créer des garanties contre une mort subite qu’il sentait approcher à grands pas par un mécanisme qu’il eut à la fois le très grand cynisme et l’extrême inélégance d’appeler devant nous ses « petites assurances-vie ». Il s’était même ménagé, selon ses dires, à une époque antérieure, toute une collection de documents compromettants comprenant papiers, photos et films qu’il avait ensuite passé toute une nuit à brûler à partir du moment où il n’y voyait plus des leviers d’influence à sa disposition mais plutôt des bombes à retardement susceptibles de décider certaines personnes à s’occuper de son cas.
Enfin, le dernier élément – mais pas le moindre – qui a motivé notre père à venir tout nous déballer de la sorte est que, mû par le repentir de dernière minute de l’homme qui vient de mesurer ses méfaits au moment où le sol se dérobe sous ses pieds, il semblait chercher à sauver son âme, en quelque sorte, in extremis.
Mais nous doutons très fortement que le fait de nous exposer ces connaissances aussi potentiellement néfastes pour la santé du « sachant » ait été le meilleur moyen d’y parvenir.

Les Ogres: Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que votre père vous a appris en substance avant de se trouver réduit au silence par un décès prématuré ?

Charles-Louis et Diane Roche: C’est très simple : nous avons été parmi les premières personnes à être mis au courant non seulement de l’affaire Alègre, mais encore d’une partie de ses dessous ; et cela par l’un de ses protagonistes qui, outre son statut de magistrat, n’est autre que notre père – lequel ne devait pas survivre bien longtemps à de telles révélations.
Si l’on synthétise ses propos, forcément quelque peu désordonnés sur le moment, le tableau de la situation qu’il nous a dépeint est le suivant :
Il nous a parlé d’un groupe secret et relativement informel, basé dans la ville de Toulouse (où il a exercé), auquel il avait eu le malheur d’appartenir et dont il semblait impossible de sortir une fois que l’on avait mis le doigt dans un tel engrenage. Ce groupe rassemblait des personnalités de la « bonne société », haut placées dans différentes sphères : notre père a certes mentionné le monde judiciaire (où l’on recrutait paraît-il beaucoup, et pas seulement parmi les magistrats, puisque même certains hauts dignitaires de la police étaient considérés comme des recrues de choix) ; mais à l’entendre, étaient aussi concernés des sphères aussi différentes que la Politique, la Finance ou encore le monde médical, et plus généralement des gens qui comptent dans les secteurs les plus divers – ainsi y aurait-il eu, parmi les participants, et pour prendre qu’un dernier exemple, quelques universitaires. Il n’est bien entendu pas question de prétendre ici que tous les « notables » appartiennent à un tel groupe (très loin de là) : disons plutôt, a contrario, que seuls des notables y sont acceptés et sont susceptibles d’être approchés pour être attirés dans son orbite comme – ce fut le cas pour notre père.

Les Ogres: À quelles activités votre père s’est-il livré à l’occasion de son appartenance à ce groupe ?

Charles-Louis et Diane Roche: Il nous a dit que le but premier du groupe en question n’avait rien d’utilitaire – d’autant que les membres qui le composent sont des gens qui ont déjà réussi dans la société -, mais que le propos était plutôt, à la base et à la manière du premier club de loisirs venu, de réunir des personnes partageant les mêmes « centres d’intérêt » afin de favoriser les échanges en rapport avec ceux-ci, et surtout afin de pouvoir s’y adonner en commun.
Le problème est que le groupe en question n’a strictement rien à voir avec un club de philatélie, puisqu’il réunit plutôt des notables amateurs de sensations fortes dont le hobby consiste à mêler, lors de leurs réunions, des pratiques aussi diverses qu’uniformément dégoûtantes, et où l’on trouve en conjonction et pêle-mêle la sexualité de groupe, le sado-masochisme, l’automutilation et la consommation de drogues.
Quant à l’influence que ne manque pas d’exercer ce groupe, à la fois du fait de l’influence individuelle de chacun de ses membres dans la sphère au sein de laquelle il évolue et de par le fonctionnement de ces derniers de concert, en réseau, elle se trouve consacrée, aux dires de notre père, à la dissimulation a priori des activités « festives » du groupe en question ainsi qu’à couvrir, en aval, d’éventuels scandales qui pourraient résulter de son existence même et à étouffer les différentes affaires que ne manqueraient pas d’occasionner par les agissements qui s’y déroulent.

Les Ogres: Est-ce à dire que ce groupe servirait de cadre à des activités criminelles ?

Charles-Louis et Diane Roche: En effet, au-delà du problème moral que peut causer l’existence même d’un tel groupe et sa composition (songez par exemple que notre père, qui a passé plusieurs décennies à juger les autres et à pérorer, tel le grand inquisiteur distribuant les leçons de morale, nous a avoué en avoir été membre actif), il y aurait dans ses activités un fort aspect criminel, qui va bien au-delà des liens avec la pègre.
Puisqu’il ne serait pas rare que ces soirées dégénèrent pour finir par déraper complètement, une certaine forme de frénésie faisant d’ailleurs apparemment partie de leur essence ; et pour ce qui est des conséquence : certaines soirées s’achèveraient sur un nombre de participants en vie à leur terme inférieur au nombre initial de ceux-ci – et cela parfois par accident non anticipé, et d’autres fois de manière parfaitement préméditée.

Les Ogres: Mais enfin, votre père vous a-t-il décrit plus précisément ce qu’il se passe, au juste, dans ces mystérieuses soirées si « spéciales » ?

Charles-Louis et Diane Roche: Nous allons d’essayer d’ordonner quelque peu pour vous le fatras plutôt hétéroclite de ce que nous a livré notre père à ce sujet là, puisque le catalogue des pratiques mises en œuvre paraît très éclectique, si bien que ces séances semblent constituer une sorte de fourre-tout dans lequel tout pervers bien gratiné devrait pouvoir trouver son bonheur.
Il y a apparemment des sortes de cérémonies animées par un célébrant, comme s’il s’agissait d’une secte où d’on ne sait trop quel culte. C’est au cours de ce genre de soirées que sont pratiqués des sortes de rituels allant du sacrifice d’un animal à l’homicide pur et simple (c’est en tout cas ce que notre père prétendait avoir vu de ses yeux), en passant par d’autres joyeusetés telles que la scarification de l’adepte.
Ce qui nous amène aux aspects les plus sombres des soirées plus « communes » (moins « solennelles »), où la célébration commence par une partie fine entre bourgeois au terme de laquelle on en vient à des choses terriblement plus sérieuses, plus extrêmes, qui ont toutes pour point commun de tourner autour du thème de la mortification de la chair.
Notre père nous évoquait entre autres des images de chairs transpercées, de brûlures de cigarettes ou de personnes attachées pour une séance de torture – parfois réclamée par un malade consentant et parfois administrée à une victime involontaire, mais qui n’aura plus l’occasion d’aller s’en plaindre ultérieurement.

Les Ogres: Comment expliquez-vous, dans ces conditions, que les activités d’un tel groupe soient restées secrètes à ce jour ?

Charles-Louis et Diane Roche: Tout d’abord par l’extrême prudence qui ne peut qu’animer un groupe qui sait à quel point ses activités doivent, au-delà même de la simple discrétion, rester absolument secrètes. Ainsi notre père nous expliquait-il que les proies du groupe en question étaient toujours sélectionnées parmi les couches les plus isolées de la population et les catégories de gens les moins susceptibles de causer un quelconque émoi ou d’attirer une quelconque attention en cas de volatilisation pure et simple. Ce qui revient à dire que, sauf « pêche miraculeuse », nos tortionnaires en col blanc n’avaient pas grand’chose de plus à se mettre sous la dent que des « clodos » (c’est une citation de notre père), des prostituées (parfois mineures, nous a-t-il précisé) et, dans certains cas, des étrangers en situation irrégulière (y compris des enfants).

Alors même si une telle prédation ne suffit peut-être pas à tout expliquer à elle seule, il y a probablement un parallèle plus qu’édifiant à en tirer avec les 190 morts mystérieuses classées à la va-vite qui ont marqué, rien qu’à Toulouse, les années Alègre. Que l’on songe, par exemple, à ce que l’on pouvait lire dans la presse au sujet d’une femme que l’on avait retrouvée, si notre mémoire est bonne, à la fois ligotée, bâillonnée et étranglée. Ce qui n’avait pas empêché la police de conclure à un suicide contre vents et marées, malgré toutes les protestations, et pour tout dire contre toute évidence.

Lire la suite sur politiquedevie.net (la source originale, le site très bien informé « Les Ogres » a « sauté », comme le premier Pedopolis en son temps. Ces informations dérangent beaucoup).

Fils de Juge – Charles-Louis ROCHE

DIEUDONNÉ avait permis à CHARLES-LOUIS ROCHE,FILS DU JUGE PIERRE ROCHE de révéler des informations de la plus haute importance concernant L’AFFAIRE ALEGRE/BAUDIS. CES RÉVÉLATIONS ONT ÉTÉ FAITES SUR LA SCÈNE DU THÉÂTRE DE LA MAIN D’OR

Faites entrer l’accusé
Patrice Alègre, le sang et la rumeur

Christophe Hondelatte, comme à son habitude, évoque rapidement le « réseau » pour rapidement passer à autre chose. Circulez, il n’y a pas de réseau. C’est ce que raconte ce reportage télé, que nous diffusons pour mémoire, pour la curiosité.

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