Bacha bazi en Afghanistan, tradition pédophile avec la complicité américaine

Récemment dans l’actualité, on pouvait lire Le Pentagone impose le silence sur les abus sexuels de ses alliés afghans. Bien sûr démenti, il n’en reste pas moins une déplaisante réalité dans cette région du monde : la tradition nommée « Bacha bazi » est en effet répandue. De même que le mariage avec des fillettes très jeunes.

wikipedia  Bacha Bazi (bača bāzī, persan : بچه بازی, littéralement « jouer avec les enfants » en dialecte iranien et « jouer avec les garçons » en dialecte afghan), également connu sous le nom baccha (du persan bačeh بچه « enfant, jeune homme ») ou bača beriš (garçon imberbe), est une forme d’esclavagisme sexuel, la prostitution de garçons pré-pubères, d’adolescents vendus à des hommes riches ou puissants pour des divertissements sous forme de danse et des activités sexuelles. Cette entreprise prospère en Afghanistan, où de nombreux hommes les possèdent comme symbole de leur statut social. Certaines des personnes concernées déclarent avoir des relations sexuelles forcées. Les autorités tentent, mais beaucoup doutent que ça soit efficace, de réprimer la pratique car la plupart des hommes sont puissants, bien armés, voire d’anciens commandants.

La danse des garçons afghans

Extrait du documentaire (version complète plus bas)
Extrait du documentaire (version complète plus bas)

Dans une rue de Kaboul, Najibullah Quraishi vient d’acheter sans aucune difficulté une vingtaine de DVD de bacha bazi. Sur les images, on peut voir de jeunes garçons, déguisés en filles, danser devant une assemblée d’hommes mûrs.

Les bacha bereesh, littéralement « garçons imberbes », ont été repérés dans la rue pour leur beauté. Issus de milieux très pauvres et propriété de leurs riches maîtres, ils sont formés à la danse et au chant, mais souvent exploités sexuellement et parfois maltraités jusqu’au meurtre. Najibullah Quraishi est journaliste et a voulu enquêter sur cette tradition d’un autre âge, officiellement prohibée par le gouvernement afghan. En réalité, le bacha bazi est en pleine expansion.

Pour rencontrer Dastager, ancien chef de moudjahidines, le reporter n’a pas hésité à lui faire croire que la même pratique existait en Europe. Ce mensonge aura pour effet de délier la langue de cet entrepreneur, propriétaire d’Imam, 15 ans. « Le bacha bazi vient du Pakistan, explique-t-il. Les combattants se sont réfugiés là-bas quand les Russes nous ont envahis. Et ils ont remis le bacha bazi à la mode parce qu’ils étaient désœuvrés. » A propos des garçons, il raconte : « On les habille et on leur met des clochettes. On aime les voir danser… S’il y a du pouvoir et de l’argent, ils sont partants. » Imam a un autre discours : « Ma famille a très peu d’argent. Je n’ai pas de quoi la faire vivre. Je suis obligé de faire ce que je fais. » Dans le nord du pays, réputé pour la beauté des garçons, des entremetteurs passent leur journée à repérer dans la rue de nouvelles proies.

La pratique est illégale en vertu de la loi afghane, étant « à la fois contre la charia et le code civil », mais les lois sont rarement appliquées contre les délinquants puissants. Le Représentant spécial de l’ONU du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés signale en 2009, « Il est temps de s’attaquer ouvertement à cette pratique et d’y mettre un terme. Les chefs religieux en Afghanistan font appel à moi pour les aider dans la lutte contre ces activités. Les lois devraient être adoptées, les campagnes doivent être menées et les auteurs doivent être tenus responsables et punis. Les garçons, comme les filles, doivent être protégés de manière qu’ils soient autorisés à recevoir tous les avantages d’une enfance sans exploitation. »

La danse des garcons afghans

Le Pentagone impose le silence
sur les abus sexuels de ses alliés afghans

Le ministère de la Défense aurait empêché des militaires américains de dénoncer les viols d’enfants commis par leurs alliés afghans jusque sur les bases militaires américaines. Le scandale, révélé par The New York Times, fait grand bruit.

(Publié le 22/09/2015) « Les abus sexuels commis sur des enfants par des responsables des forces armées et de la police afghanes décrits par des militaires américains qui ont servi en Afghanistan sont révoltants”, souligne The New York Times dans son éditorial. Le quotidien revient sur les révélations publiées sur son site le 20 septembre, selon lesquelles – “plus révoltant encore” : “Les soldats et marines qui ont voulu intervenir et dénoncer ces faits ont été empêchés de le faire par leur hiérarchie.”

L’esclavage sexuel des jeunes garçons “est un problème de longue date en Afghanistan”, rappelle le journal. Cette pratique, particulièrement répandue dans les campagnes, parmi les commandants de région, est connue sous le nom de “bacha bazi”.

Mais le fait que le Pentagone a contraint les militaires américains à fermer les yeux sur ces sévices qu’ils avaient rapportés, notamment depuis 2011, y compris lorsque ces abus ont eu lieu sur des bases américaines, est un pur scandale, s’emporte le journal. Les soldats témoins se sont vu “ordonner d’ignorer ces abus et de détourner leur regard car cela fait partie de la culture locale”.

Une politique indulgente et complice

En intimant aux soldats américains de ne pas réagir et en les blâmant lorsqu’ils ont osé le faire, le Pentagone s’est rendu complice et “a choisi de sacrifier des enfants vulnérables afin de conserver de bonnes relations avec ses alliés afghans dont il a besoin pour lutter contre les talibans”.

Cette politique “indulgente voire complice du ministère de la Défense américain vis-à-vis des pédophiles dans les rangs des forces armées afghanes est indéfendable, conclut The New York Times, et aux antipodes des valeurs américaines et des lois internationales. »

Source

 

Les garçons objets des noces afghanes

Par Jean-Pierre Perrin 5 février 2013
Ils ont 12 ans ou moins. Travestis en filles, ils dansent en fin de soirée pour un public strictement masculin. Le photographe Aslon Arfa témoigne d’une coutume populaire mais taboue dont des ONG dénoncent le caractère pédophile.

Dans les tchaïkhana, ces maisons de thé qui maillent tout l’Afghanistan, ce sont eux que l’on voit trimer du soir au matin, porter les seaux d’eau, casser le bois pour le feu, entretenir le samovar, chasser la poussière des tapis… Dans les garages, on distingue à peine leurs visages tant ils sont noirs de graisse à force de plonger dans les moteurs et d’assurer les vidanges. Si les patrons tiennent en général la caisse, ce sont les enfants – et les adolescents – qui font souvent les petits, durs et sales boulots, à la ville comme à la campagne.

batcha boz afghanistanLe travail des enfants est l’un des fléaux de l’Afghanistan. Mais les plus pauvres, les orphelins, ceux qui sont vendus par leurs parents ou livrés à la rue courent le risque d’être soumis à une pratique beaucoup plus dégradante et cruelle, d’autant plus impunie qu’elle se pare des vertus de la tradition depuis des centaines d’années : le batcha boz, ce qui signifie en persan «le jeu du garçon». La meilleure traduction serait plutôt «le garçon de plaisir». Ce sont de jeunes garçons, âgés d’une douzaine d’années, parfois de moins de 10 ans, que l’on maquille, habille en fille, avec des tuniques et des robes roses, et que l’on fait danser avec des clochettes aux chevilles, le visage parfois aveuglé d’un voile, à l’occasion de mariages ou de fêtes privées, devant un parterre uniquement masculin.

En Afghanistan, hommes et femmes ne doivent jamais se rencontrer hors les relations familiales. Dans ces réunions, où même les prostituées ne sont pas admises, les jeunes garçons jouent le rôle des filles. Il faut donc absolument que ce soit des berich batcha (des garçons sans barbe). On joue sur l’ambiguïté, les participants leur donnent des gâteaux, leur lancent des billets.

La soirée finie, soit la performance s’arrête là, soit les berich batcha sont entraînés par le maître des lieux, ou ses acolytes. Certains deviennent même leurs esclaves sexuels, d’autres tombent entre les mains de maquereaux. Contrairement aux apparences, l’Afghanistan n’est pas un pays pudibond. Ainsi, il n’est pas inconvenant pour un mari de dire à ses amis combien de fois il a fait l’amour la nuit précédente à sa femme. En revanche, la question du batcha boz demeure taboue et, même si c’est un secret de polichinelle, il est rare que les Afghans acceptent d’en parler, plus encore qu’ils laissent un étranger assister à une soirée avec des berich batcha.

enfants afghansCette forme de pédophilie est pourtant endémique, plus fréquente dans les régions pachtounes du sud, chez les Ouzbeks au nord, et à Kaboul. C’est d’autant plus étonnant que tous les Afghans sont extrêmement religieux et que les relations homosexuelles sont, en principe, punies de mort par la loi islamique. Sous les talibans, le batcha boz était davantage combattu, contrairement à ce que veut faire croire le roman best-seller les Cerfs-volants de Kaboul et le film éponyme. Aujourd’hui, des ONG afghanes combattent ces pratiques pédophiles mais, comme elles sont d’abord le fait de certains seigneurs de guerre, de trafiquants, d’officiers, voire de soldats, leur mission est très difficile.

«En dépit de fortes structures religieuses, le batcha boz est tenu comme légitime par les Afghans et n’est pas considéré comme une habitude mauvaise ou illicite, souligne Aslon Arfa, un photographe iranien qui travaille depuis plusieurs années sur ce sujet et dont nous publions le travail. C’est une tradition commune à la plupart des groupes ethniques. Les nombreux CD et DVD consacrés au batcha boz, que l’on trouve sur le marché, sont la preuve de sa popularité.»

Source

Sodomie et Soufisme en Afghanistan

Les sociologues attachés au deuxième bataillon de Marines en Afghanistan ont fait circuler, l’année dernière, un document interpellant à propos de la sociologie pashtun, sous la forme d’un rapport de terrain sur la sexualité des hommes parmi les alliés afghans des Américains. Le document, rendu disponible par des sources militaires, n’est pas classifié. (…)
La plupart des Pashtuns, indique le rapport, sont engagés sexuellement avec d’autres hommes, des garçons, plus précisément. En fait, la majorité de leurs contacts sexuels se déroulent avec des hommes. Une sexualité contrainte culturellement, bien qu’elle ne soit pas perçue ainsi par leurs pratiquants paraît affecter une tranche de population beaucoup plus importante que certains chercheurs attribuent habituellement à une inclinaison naturelle. Certaines des raisons évoquées trouvent leur origine dans une ségrégation sévère des femmes, le coût prohibitif du mariage relatif aux codes tribaux et la situation de dépression économique dans laquelle se trouvent placés les jeunes Pashtuns.
L’équipe de terrain répondait aux interactions scandaleuses entre les combattants pashtuns et les troupes de l’OTAN dont certaines sont contées sur le mode hilare par la presse, par exemple : « A Bagram, les commandos britanniques revenant d’opérations lointaines dans la montagne, ont parlé d’une nouvelle menace alarmante : se faire draguer par des bandes entières de fermiers locaux homosexuels. James Fletcher, soldat écossais dit :  » ils étaient plus terrifiants qu’al-Qaeda, un mec aux ongles des doigts de pied nous offrit de vernir les nôtres. Ils errent dans le village, la main dans la main. Lors de l’opération Condor, des douzaines d’hommes des villages qu’ils devaient sécuriser leur firent des propositions. Un autre témoin, de vint ans : « C’était l’enfer, dans chaque village où nous nous rendions, nous avions droit à un groupe d’hommes maquillés qui se présentaient à nous, qui touchaient nos cheveux et nos joues en émettant des bruits de baisers« .
Le problème, écrivent les chercheurs c’est que la société pashtun souffre d’un accès aux femmes extrêmement limité en citant un jeune Pashtun interrogé par l’enquête : « je n’ai eu des relations sexuelles qu’avec des hommes, j’aime bien les garçons mais je préfère les filles, mais on ne peut même pas les voir pour savoir si elles sont belles, mais les garçons, on peut les voir et savoir s’ils nous plaisent. » Beaucoup de Pashtuns disent que l’homosexualité est, en réalité, interdite par l’Islam, c’est une garantie de honte et de condamnation. Si l’homosexualité est définie spécifiquement et étroitement comme l’amour d’un autre homme. Aimer un homme serait donc inacceptable et un péché capital dans cette interprétation culturelle de l’Islam. Mais utiliser un autre homme afin de gratification sexuelle serait considérée une option indésirable mais toutefois préférable à des relations sexuelles avec une femme inappropriée, qui, dans le contexte de l’honneur pashtun aurait des bonnes chances de se terminer en revanches et en crimes d’honneur. Quelle est la prévalence des relations homosexuelles chez les Pashtuns ?
Les chercheurs ont noté que les médecins ont du traiter une épidémie de gonorrhée parmi les interprètes locaux de leur camp. Une douzaine se trouvaient atteints de la maladie sur vingt jeunes hommes interprètes, la plupart par voie anale. C’est plutôt anecdotique et l’échantillon est trop faible pour en tirer des généralisations sur la prévalence de l’activité homosexuelle dans l’ensemble de la région mais vu la difficulté à obtenir de telles informations, elles peuvent servir d’indicateur.
Par la nouvelle « le coureur au cerf-volant » publiée en 2003 par Khaled Hosseini, les occidentaux ont eu une impression de ce que l’équipe de chercheurs appelle « une tradition culturelle ouvertement célébrée, depuis les temps anciens, la tradition poétique et artistique de Kandahar adore les imberbes pré-pubères comme des icônes de beauté physique. De plus, la vie musicale nocturne renaissante des villes du sud afghan adule les chanteurs mâles pré-pubères dont le statut ne demeure que tant qu’ils n’ont pas mué. Les Pashtuns de Kandahar détiennent une notoriété pour leur homosexualité depuis des siècles, en particulier pour leur passion pour les jeunes garçons naïfs. En 1994, avant l’arrivée des Talibans, les rues étaient pleines d’ados se pavanant, accompagnés de leur papy en sucre. On a appelé Kandahar la capitale homosexuelle de l’Asie du sud. Les Pashtuns sont tellement obsédés par la sodomie que les habitants vous racontent qu’ici, les oiseaux ne volent que d’une aile et que l’autre leur sert à couvrir leur postérieur et que le viol des jeunes garçons par les seigneurs de guerre fut un des facteurs clé dans les mobilisations des Talibans par le Mollah Omar, ajoute le rapport. Et bien que les Talibans découragent l’exhibition, on ne doit pas voir çà indépendamment de la culture et de la tradition d’homosexualité du monde pashtun dont ils font partie, ajoute l’auteur.
L’homme qui prend un halekon (jeune amant mâle) essaye souvent de l’intégrer à la famille en le mariant à une de ses filles quand le gosse n’est plus assez jeune pour jouer le rôle de l’imberbe. Cela permet de maintenir la relation amoureuse entre le père et le beau-fils, ce qui rend inévitable l’établissement d’une relation normale avec l’épouse, comme l’explique l’équipe de terrain. Ses résultats sont étonnants mais elle met trop l’emphase sur l’étrangeté de la tradition pashtun sans porter assez d’attention au rôle plus large de l’homosexualité dans la culture islamique, en particulier soufie. Ce que les universitaires considèrent aujourd’hui comme l’age d’or de la poésie amoureuse islamique, le haut moyen-age persan, fit de la pédérastie homosexuelle un mode amoureux normatif. A l’époque ou Dante et Pétrarque languissaient pour Béatrice et Laura, leurs vis-à-vis, dans le canon de la poésie islamique, Hafez et Roumi, décrivirent leur infatuation pour les jeunes garçons.
Le poète soufi afghan de référence, Abdul Rahman Baba, barde du dix-septième siècle, dont on connaît peu de choses, sinon sa fuite avec un jeune garçon nommé Mujnoon. On le décrit généralement comme un enfant fleur prématuré voué à la paix et à l’amour, c’est sans doute ce que les Talibans pensent aussi puisqu’ils ont fait sauter sa tombe en 2009. La critique de son art est rare mais ses poèmes sont très voisins du style persan de Roumi. La prévalence de la pédophilie homosexuelle dans la poésie islamique classique aussi bien persane que pashtun, suggère que l’équipe ait raté une dimension importante de la question, son aspect religieux.
L’argument est le suivant : La pédophilie soufie ne peut pas être écartée comme une rémanence des vieilles pratiques tribales que l’Islam incorpore souvent. Par exemples, les mutilations génitales féminines. La mutilation génitale est une pratique préislamique inconnue dans l’occident ancien comme nouveau. Même si certaines autorités musulmanes la défendent sur la base du Hadith, aucun n’a jamais proclamé qu’elle menait à l’illumination. On trouve, hélas, des pédophiles partout. De par ses origines, le Soufisme fait d’une pratique, considérée comme étant criminelle en occident, une expérience spirituelle définitive. Mais la pédérastie comme exercice spirituel n’est pas, par son caractère, essentiellement différente des pratiques furtives de pervers occidentaux. Comme l’explique les psychologues, c’est là l’expression d’un narcissisme, l’amour d’une image de soi jeune, idéalisée. Toutes formes de mysticisme contemplatif court le danger que l’objet de l’adoration dans lequel se dissout la personnalité ne se termine par soi-même. Ça sonne bien de chercher Dieu dans tout, c’est à dire nulle part en particulier. Le soi devient le tout, l’ensemble se réalise dans un genre d’onanisme narcissique. L’amant ne peut plus se distinguer du tout. Le soi et le tout s’identifient. Il n’y a rien d’autre dans le Soufisme sinon votre propre ego contemplant le miroir carnavalesque de la mystique. L’adepte ne prie plus Dieu qui est entièrement autre, ni le Dieu de la bible ni le Christ des évangiles, mais bien une version plus jeune et plus jolie que lui-même. Dans ce sens, la pédophilie en Afghanistan peut avoir une motivation religieuse distincte.
Source revue
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